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La fiscalité de votre résidence secondaire, ce n’est pas sorcier !

Il est vrai, que le mot fiscalité fait peur. Ou du moins décourage ! Pour un grand nombre d’entre vous, remplir sa déclaration d’impôts relève de la corvée et demande un courage inaltérable pour la remplir. Le réaliser dans les temps, là est la clé pour être le véritable héros.

Afin de ne pas entrer trop vite dans le vif du sujet, voici une sorte de mise en contexte. En fiscalité des résidences secondaires, quelques mots sont inévitables, alors autant les comprendre. Premièrement, la valeur locative se calcule sur la base du loyer théorique qui pourrait être perçu en cas de location du logement, évidemment en fonction du prix du marché et selon les règles du canton.En contrepartie, il est possible de déduire de votre revenu imposable les intérêts hypothécaires et les frais d’entretien.À ne pas confondre avec le revenu locatif qui regroupe les revenus engrangés suite à la mise en location du bien. La valeur fiscale d’un bien immobilier est calculée en fonction de sa situation, sa nature.

Selon le droit suisse, avoir un logement ou une résidence secondaire est considéré comme un revenu en nature. C’est entre autre pour cette raison que les propriétaires sont imposés sur la valeur locative. Pour une majorité de propriétaires, le but est de rentabiliser son bien. Une des solutions les plus rentables est la mise en location du bien à court ou moyen terme. C’est à ce moment-là qu’entre en jeu le revenu locatif qui est, quant à lui, soumis à l’impôt sur le revenu. Logiquement, ces revenus doivent être déclarés. En cas de location temporaire, seule une partie de la valeur locative sera imposée. Dans la majorité des cantons, la valeur locative est calculée en fonction du pro rata de l’occupation des lieux pour la location – par exemple, le logement est loué 6 mois, la valeur locative est donc calculée pour 6 mois uniquement. Pour d’autres cantons, un système de statistiques est mis en place afin de définir la valeur locative.

Afin de prendre en compte l’usure subie du logement, le propriétaire peut obtenir une déduction fiscale – seulement dans certains cantons. Malheureusement, le Valais ne fait pas partie des cantons élus pour obtenir cette déduction. Le propriétaire peut également déduire des frais d’entretien ainsi que les intérêts hypothécaires.

Quelques subtilités interviennent en fonction des relations entre les cantons. Évidemment, nous sommes en Suisse, et chaque canton a mis en place sa spécialité. Pensez juste à vérifier avec les personnes concernées que vos revenus et vos déductions soient justes.

Au final, mettre sa résidence secondaire en location ne complique que légèrement la déclaration d’impôts. Ce n’est pas si sorcier ! Et pourtant, les bénéfices liés, principalement financiers, à cette mise en location compensent les inconvénients.

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